Impôts : les baisses n’ont pas profité à tout le monde

Si Emmanuel Macron a rappelé aux Français les efforts réalisés par le gouvernement en termes de baisse des impôts, tous n’en ont pas bénéficié de la même manière. Et pour certains, le contexte économique tendu au lendemain du confinement appelle à des mesures de prévention comme le rachat de crédit.

17,7 milliards d’euros rendus aux Français

Dans son allocution télévisée du 14 juin, Emmanuel Macron l’a affirmé sans ambiguïté : il n’y aura pas de hausse des impôts pour financer les différents plans de sauvetage de l’économie et du pouvoir d’achat dans le cadre de la crise sanitaire. Et le président de la République de justifier ce choix par le niveau déjà élevé de la fiscalité en France – le taux de prélèvement obligatoire est en effet de 44 % – «même si depuis trois ans, nous avons commencé à l’abaisser». Il existe en effet des éléments qui l’attestent, comme la suppression de la taxe d’habitation et la transformation de l’ISF en IFI, ou encore l’exonération des heures supplémentaires. L’Institut des politiques publiques avance même un chiffre du pouvoir d’achat rendu aux Français depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron : 17,7 milliards d’euros. Mais est-ce vrai pour tout le monde ?

Les plus modestes n’ont pas vu leur situation s’améliorer

Les réformes ont été profitables à différentes échelles. Ce sont majoritairement les actifs, la classe moyenne et les plus aisés – ceux qui gagnent plus de 20 000€ par mois qui ont vu leurs impôts baisser. En revanche, l’OFCE estimait dans une note publiée en février dernier que les 10% des ménages les plus modestes ont connu un impact négatif sur leur niveau de vie depuis le début du quinquennat. Les retraités les plus aisés sont également touchés à travers la hausse de la CSG. Si le système français est largement redistributif, certains ménages sont au-dessus des minima sociaux et en dessous des niveaux de revenus permettant de songer à des stratégies de défiscalisation. En revanche, ils doivent composer avec un budget mensuel amputé par le remboursement de crédits et par les conséquences de la crise sanitaire.

Équilibrer son budget avec un rachat de crédit

Cela ressemble parfois à un numéro d’équilibriste, à vouloir concilier mensualités de prêt immobilier, de crédit auto et de prêt personnel par exemple, et les dépenses de la vie quotidienne lorsque les rentrées d’argent s’amenuisent comme c’est le cas pour les professions touchées le plus durement par le confinement. Face au risque de découvert bancaire et à terme de surendettement, le rachat de crédit s’impose comme une solution de prévention. Le principe : regrouper ses prêts dans un contrat unique, avec la possibilité d’étaler la somme totale sur une durée plus longue pour réduire le montant des mensualités. Vous avez la possibilité de réaliser un rachat de crédit conso, ou bien, si vous avez également un prêt immobilier, un rachat de crédit hypothécaire qui prendra celui-ci en compte, et permettra d’obtenir un taux de crédit final plus bas. Avec le rachat de crédit, le reste à vivre retrouve de la consistance et l’endettement n’est plus une source d’angoisse quotidienne.